Cette phosphoprotéine, de masse moléculaire 53 kD, est peut-être l'une des plus importantes molécules en biologie. Elle contrôle l'angiogénèse, l'apoptose, le cycle cellulaire, la réparation du DNA, la régulation du stress oxydatif, qui jouent un rôle essentiel dans le développement et la croissance des cancers.
Des anomalies du gèhe TP53 ( qui encode p53 ) sont courantes dans de nombreux cancers et sont associées au pronostic. Une étude récente a montré que des mutations de ce gène, dans les cancers à cellules squameuses de la tête et du cou étaient associées à une plus courte survie.
Il ne sera pas facile d'exploiter ce que l'on sait sur cette protéine et le gène correspondant: les fonctions de p53 sont si diverses qu'en la manipulant ( lors d'un traitement génétique par exemple ), on pourrait déclencher des conséquences lourdes, imprévisibles. La surexpression du gène TP53 entraine chez la souris un vieillissement prématuré, tandis qu'un polymorphisme au moins est associé chez l'homme à une longévité plus importante, en dépit d'une petite augmentation du risque de cancer.
P53 parair être la "maître" des processus cellulaires qui commandent la croissance, la vie et la mort.
Si l'on veut y toucher, il faudra se montrer prudent! Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 05/01/2008
Plus d'information: http://www.bmj.com/cgi/content/full/336/7634/16
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